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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 18:37

Agent d'auteur 2Les agents d'auteurs ont du mal à se faire une place en France, ils sont d'ailleurs très peu en activité. Et pourtant, ce rôle associé à une image de "vilain petit canard" en France ne connait pas les mêmes difficultés chez nos voisins.

 

Alors, rejoindrons-nous le mode de fonctionnement anglais, suédois, mexicain ou russe ?

 

L'agent littéraire a pour rôle d'accompagner un auteur dans sa relation avec les éditeurs.

Dans le modèle d'organisation, il commence par sélectionner les manuscrits qu'il juge les plus prometteurs pour leur proposer un petit relooking en retravaillant leur texte, de le perfectionner. C'est la raison pour laquelle il est ^référable qu'un agent connaisse parfaitement l'édition, voire soit un éditeur reconverti. 

Une fois le manuscrit finalisé, l'agent d'auteur entreprend une démarche commerciale vers des éditeurs ciblés - qu'il connait le plus souvent puisque comme eux il se spécialise - pour défendre l'oeuvre qu'il porte et valoriser le travail de son auteur.

Le plus souvent "bons vendeurs", évidemment passionnés et confiants dans le livre qu'ils ont choisi, l'objectif est de négocier au mieux le contrat d'édition avec les éditeurs en déjouant les pièges des plus malins. Les astuces, ils les connaissent sur le bout des doigts, tel un poisson connait chaque recoin de son aquarium !! ... tout comme le chat d'ailleurs

Pour la suite, s'ils assurent leur travail jusqu'au bout, il s'agit de guider l'auteur au fil de son évolution et de gérer la promotion en veillant aux mouvements des tendances & du marché...

 

Malheureusement, au-delà de l'accueil pitoyable de cette activité en France, il semble difficile d'en vivre d'un point de vue financier. Voilà ce qu'en pense Athur Ténor, auteur jeunesse et intervenant sur un Forum :

 

Un album qui rapporterait 5 % de 12 euros (brut hors taxe), soit 0, 60 euros. On dira 10 000 ventes dans l'année (gros succès), soit 6 000 euros avant retenues Agessa. Soit 600 euros pour l'agent, par 30 clients, cela donne 1 500 euros bruts pour l'agent de revenus mensuels, moins son URSSAF, il gagnerait 1 000 euros par mois (et je n'ai pas compté ses frais de fonctionnement. On dira qu'il se déplace à pied). Pardonne-moi, mais j'y crois pas. Quand on est auteur (et forcément un peu au courant des réalités du monde de l'édition), on sait que ce n'est pas parce que nous sommes de doux artistes qu'on ne se précipite pas chez les agents. Mais bien pour les raisons évoquées ci-dessus et parce qu'un agent qui réussirait à " lever " 9 000 euros pour placer un album, c'est dans l'Imaginaire qu'on les trouve. Cela dit, si tu me donnes les coordonnées d'un agent capable de tels exploits, je jure de l'appeler pour lui proposer mes textes.

 

J'apprendrai dans ce même forum que les auteurs sont généralement du même avis que Arthur et ne sont pas contre l'idée de confier leur travail à un agent, en dégageant ainsi du temps pour écrire. Ils ont cependant peur de deux choses :

1 - De tomber sur un agent fainéant :  Dans le cas ou l'agent ne remplit pas ses fonctions c'est un temps de prospection précieux qu'il fait perdre à l'auteur. L'investissement financier n'entre heureusement pas eu jeu puisqu'un agent se rémunère sur un contrat.

2 - D'être tout bonnement catalogué par les éditeurs : un "suicide professionnel"

 

Et oui, c'est à ce point là !!

Les éditeurs ont une perception tout à fait négative, voire aversive, pour ces "parasites" qu'ils n'admettent pas dans le secteur. Ils les considèrent comme étrangers à leurs maisons.

Cette hostilité serait-elle due à une remise en cause du rôle de "découvreur de talents" qui fait la passion et la fierté des éditeurs ? 

Mais les agents d'auteurs ne pourraient-ils simplement pas être reconnus comme "récupérateurs" de talents... !?

 

Une chose est sûre, c'est que les agents deviennent bien utiles lorsqu'il s'agit de négocier les rachats de droit inter-pays. Ainsi, un auteur français pourra faire appel à un agent anglais s'il souhaite vendre les droits d'exploitation de ses textes à un éditeur anglais (Ce qui arrive rarement puisque le taux de traduction, dans ce sens, est dérisoire)

 

Le métier d'agent restera-t-il donc derrière le grillage dressé par les éditeurs autour de leurs maisons ?

 

Ce statut parait pourtant pertinent dans certains cas...

 

Mais il serait intéressant d'avoir directement les points de vue des éditeurs, des auteurs et des agents eux-mêmes sur la question... à bon entendeurs !

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