Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 16:52

L'utilisation de la bande-annonce dans l'industrie du film nous semble aujourd'hui bien banale. Vues au cinéma, à la TV, sur le net... elles donnent le ton et l'eau à la bouche (...ou pas !).

Combien voyons-nous de ces clips publicitaires avant le film que nous sommes allé voir au cinéma ? Dans le hall, dans la file d'attente, à l'écran, nous sommes soumis à un nombre impressionnant de messages marketing pour les films à paraitre avant même de franchir les portes d'un des royaumes du 7ème art.

 

Ce type de communication est évidemment logique pour le cinéma, mais il commence aussi sérieusement à se développer pour les livres, encore une fois grâce aux possibilités de communication qu'offre internet.

 

"En France elle serait interdite sur les chaînes de télévision, où il est prohibé par la loi de faire de la publicité télévisée pour une oeuvre culturelle (à l'exception notable de la musique). Source : www.numerama.com

 

L'objectif de la bande-annonce, au même titre que pour le cinéma, est simplement de plonger les lecteurs dans l'ambiance de l'histoire, de lancer l'intrigue dont la solution ne pourra être connue qu'en découvrant de livre (ou en trichant).

Les réalisateurs jouent alors de couleurs, de musiques, de sensations que l'on peut s'imaginer en parcourant les lignes d'un ouvrage. Mais justement, en parlant d'imagination, la lecture est un des divertissements qui laisse le plus de place à l'imagination. Les personnages et leur entourage peut-être imaginée de manière totalement différente d'un lecteur à l'autre. Ainsi, même en ayant une description des caractéristiques physiques principales du héros, chacun lui attribuera des traits différents, le comparera à une personne de son entourage, un acteur etc.

La difficulté pour les réalisateurs de bandes annonce de livre sera donc de ne pas perturber ce travail d'interprétation bien personnel en prenant soin de ne dévoiler aucun détail. Seul l'esprit de l'histoire y est véhiculé pour inciter le public à s'y immerger, à une terrasse de café avec une boisson bien fraiche et des lunettes de soleil sur le nez en été ou au creux d'un fauteuil bien confortable avec un chocolat chaud et une musique d'ambiance en hiver.

 

Nous serons visiblement amenés à découvrir de plus en plus de bande-annonces de livre en ligne au fil du temps. En avril 2009 un concours de vidéo de présentation pour un livre d'Elmore Léonard avait même été lancé. Plus récemment, en février dernier c'était un auteur québécois, Patrick Dion, qui lançait une vidéo pour promouvoir son livre en commentant :  

 

«La première fois que j’en avais parlé, c’était il y a presque deux ans. Ça avait été un coup de foudre instantané. Je savais que j’étais pour faire pareil lorsque mon roman verrait le jour. Au début, les bandes-annonces furent un phénomène isolé. Quelques américains [sic] triés sur le volet osaient promouvoir leur livre sous forme vidéo. Puis plein de gens s’y sont mis. Des Espagnols (Pierre Szalowski), des Français et finalement quelques Québécois (Marie-Julie GagnonJean-Simon Desrochers, etc).»

 

Beaucoup s'apparentent aujourd'hui à de simples diaporamas commentés, peut-être pour maîtriser plus facilement le respect de l'imagination des lecteurs, mais je pense que nous pourrons profiter d'une évolution croissante de la qualité de ce mode de communication.

Je ne ferai pas le tour de toutes les bande-annonces que l'on peut trouver sur la toile, mais je vous invite à en regarder quelques-unes, chacune dans un style différent.  

 

 

 

 

Repost 0
29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 13:17

Le viral... le process marketing qui connait ses moments de gloire avec l'avènement des réseaux sociaux se voit désormais exploités par les auteurs et les éditeurs.

 Pay with a tweet

Ce n'est pas nouveau, FaceBook, Twitter, sont utilisés par les auteurs, comme le disait Tatiana De Rosnay, la première auteure à avoir sa propre application Iphone (qui fera certainement l'objet d'un article très bientôt ;D ), les réseaux sociaux permettent, non pas de s'inspirer, mais de récolter des informations auprès des lecteurs et de réagir en fonction de la tendance. Elle voit clairement dans le numérique une révolution de la relation au lecteur. En effet, lorsqu'un lecteur lit sur le net, que ce soit un article, un roman, un blog etc. il a la possibilité d'intervenir immédiatement en commentant. Ce n'est pas le cas avec le format papier.

 

Pour en revenir à notre sujet, l'Agence Innovative Thunder a récemment créé un service de paiement social via Twitter. Le concept est simple et ingénieux : Un tweet = accès gratuit à un produit.

 

Nous pourrons aisément imaginer, comme c'est représenté ici à gauche, que le viral prend ici toute sa mesure en améliorant la visibilité et la notoriété de l'offreur.

 

Il semble que les auteurs et les éditeurs ne se gêneront pas pour proposer le téléchargement gratuit d'un livre numérique en échange d'un peu de com !

 

Il me semble que Twitter se révèle être un partenaire très efficace au niveau du marketing culturel. Nous y reviendrons certainement...

Repost 0
28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 19:26

ePagine

 

Annoncée le 12 mai dernier l'association de Numilog et ePagine permet à cette dernière de proposer dorénavant une offre bien plus complète avec près de 17 000 titres pour 159 éditeurs.

 

L'accord à été confirmé le 25 juin sur le Blog d'ePagine :

 
Comme annoncé dans le communiqué du 12 mai dernier par Eden Livres, ePagine, Eplateforme et Numilog, la mise en œuvre de l’interopérabilité des plateformes de distribution numérique des grands groupes éditoriaux français entre, dès aujourd’hui, dans sa première phase de déploiement auprès de 11 librairies, dont les sites de vente de livres numériques sont gérés par ePagine ou par Numilog.
Rendez-vous sur les sites suivants pour retrouver ces catalogues :
L’appel du livre
L’arbre à lettres
Cultura
ePagine
Le Divan
Le Furet du Nord
Gibert Jeune
Lamartine
Numilog
Ombres blanches
Virgin
Cette première phase permet de présenter un catalogue numérique homogène pour les éditeurs distribués par Eden (groupes Flammarion, Gallimard, La Martinière) et Numilog (groupe Hachette).
Cette mise en exploitation sera poursuivie durant l’été pour une ouverture élargie du service à de nombreuses librairies et au catalogue distribué par Eplateforme (groupes Editis, Media Participations) au mois de septembre.
Eden Livres / Eplateforme / ePagine / Numilog
Repost 0
25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 18:18

 

En cours de réalisation, un film documentaire sur votre écrivain préféré... A travers ses voyages en Corée, en Chine, en Ukraine, en Russie mais aussi chez lui, à Paris, lors de dédicaces, de conférences, au salon du livre, il nous dévoile quelques facettes de son intimité, sa technique de création et sa vision du monde de demain.

 

Repost 0
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 17:50

Ce matin, dans l'émission "Les grandes gueules" de RMC, Alain Marschall et Olivier Truchot recevaient Marc Levy à l'occasion de la sortie de son dernier Roman "Le voleur d'ombre" le 17 juin dernier.

 

marc-levy

 

La discussion dérive naturellement (ou pas...) sur le Ipad  qui accompagne l’auteur. Mais que pense Marc Levy du Ipad et du livre électronique ?

 

Le romancier déclare apprécier d'utilisation de son Ipad pour lire en voyage, la nuit, dans le métro, mais soulève un petit Bémol « c'est nettement moins agréable à la lumière ». Il note tout de même le confort de lecture "formidable" et les fonctionnalités qu'il a l'air d'apprécier, comme le contrôle de la taille des caractères, la fonction dictionnaire pour chacun des mots (au plus grand plaisir de ceux qui lisent aussi en anglais) et la possibilité de mémoriser un passage, une phrase, un paragraphe, pour y revenir plus tard. Il regrettera simplement le fait de ne pas pouvoir lire à la plage !

 

Lorsqu'on l'interroge sur le risque de piratage du livre numérique, l'auteur ne semble pas spécialement inquiet. "C'est un faux risque" lance-t-il. Bien sûr, il faut que les éditeurs se préparent efficacement à l'arrivée de ces technologies et Marc Levy voit deux conséquences au déploiement du livre numérique :

 

 1 – C’est une chance inouïe pour ranimer l’envie en exploitant le même support que les jeux, internet, la musique, les podcast etc. (sur l’Ipad par exemple). Le livre se doit d’être présent pour hisser son drapeau, faire valoir la reconnaissance qui lui est due et séduire ou re-séduire les utilisateurs de ce type de nouvelles technologies.

 

2 – « Le piratage ne naît que de l’absence d’offre payante et facilement accessible ». D’après lui, Il ne faut pas que les éditeurs restent frileux comme ce fût le cas pour la musique. Ils doivent innover et ne pas partir dans l’idée que « ça n’arrivera pas » pour éviter de réitérer l’erreur commise par les producteurs.

 

Visiblement optimiste en ce qui concerne l’avenir du livre, Marc Levy propose son dernier né sous format numérique.

 

Cette intervention marque le succès grandissant de ce nouveau format de lecture et annonce la couleur pour les années à venir.

Un jour viendra ou les retraités (on ne sait pas quel âge nous auront !) recevront leur quotidien directement sur leur Pad, les étudiants y réviseront leurs cours, les professionnels s’y enverrons systématiquement les informations via le 4G, voir le 5 ou le 6 vu l’allure à laquelle ça va ! Et quelles surprises nous réserve encore l’avenir du Ebook ?

 

Retrouvez le Podcast de l’intervention de Marc Levy sur RMC :

http://www.rmc.fr/podcast/podcast.php?id=36

 

 

Repost 0
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 21:23

Il est difficile de dresser un historique précis de l’évolution du « Twitteroman », mais il est fort probable qu’il se retrouve rapidement sur le devant de la scène étant donné l’évolution de l’utilisation des réseaux sociaux (qui sont amenés à croître de 34% d’ici 2013).

 

 Kamuks Twitteroman Laurent Zavack

 

Il semble que cette nouvelle forme d’écriture, de lecture et de marketing, ait vu le jour en 2008 avec une nouvelle érotique publiée sur Twitter par Laurent Zavack. « On l’appelait Sodomy » qui présentait la particularité d’être écrite uniquement avec les SMS que s’envoient les personnages de l’histoire.

 

Parallèlement, un journaliste et Bloggeur au New York Times, Matt Richtel, parlait pour la première fois du « Twiller » en s’intéressant à la publication de Thrillers sur Twitter. Ce nouveau concept sera importé peu après en France par Thierry Crouzet avec son roman « Croisade ».

 

Le mouvement se verra hâtivement relayé par les québécois LeRoy K. May et Eric Bourdonnais qui collaboreront dans l’écriture du Roman « Buboneka ».

 

En Mars 2009, Laurent Zavack pré-publie sur Twitter son roman « Kamuks », l'histoire de deux loosers geek, qui se rencontrent sur un forum et qui décident de kidnapper puis de séquestrer leur actrice porno préférée.

Il sera le premier auteur à publier sur papier un Twitteroman trois mois plus tard via la maison de cyber-édition qu’il créera, toujours en 2009, et qu’il nommera tout simplement « Twitteroman édition ». Laurent Zavack définit « Twitteroman » comme « une plateforme proposant la reconstitution par chapîtres de romans français écrits sur twitter.com. L'idée de regrouper les romans publiés via Twitter nous a semblé une bonne idée dans la mesure où elle offre plus de visibilité et de convivialité aux 'twittécrivains'. »

 

Pour une fois la France est en avance sur les Etats Unis qui prennent le relais le 14 Juillet 2009 avec

Matt Stewart, un jeune marketeur de San Francisco qui, depuis 2004, travaille sur son Roman "The French Revolution ».

 

Après avoir essuyé les refus des maisons d'édition, qui définissaient son livre de "risqué", malgré leur intérêt lors de la lecture, il décide d'utiliser le réseau social qui est à ses yeux le plus pertinent : "Twitter possède la particularité d'être restreint à 140 caractères, ce qui permet à ses utilisateurs de lire et « digérer » l'information très rapidement".

 

L'objectif pour ce jeune auteur, outre de se lancer et de faire connaître et reconnaître son œuvre, était de tenter une expérience sociologique afin de savoir comment les auteurs réagiraient à la lecture d'un roman de 480 000 signes fragmentés en 3 800 Tweets de 140 caractères. En allant jusqu'à un post toutes les 12 minutes posté automatiquement par un logiciel, Matt Stewart était bien conscient que les lecteurs ne liraient pas son livre de A à Z, mais il imaginait que chaque Tweet pouvait leur apporter un petit moment de plaisir.


L'ouvrage sera ensuite proposé dans son intégralité au prix de 1.99$ pour le Ebook Kindle d'Amazon ou sur le site Scribd.

 

Aujourd'hui la page TheFrenchRevolution du Twills Roman compte 961 Followers et de nombreux autres auteurs/bloggeurs se lancent avec des livres Micro-blogging.

 

Nous sommes nombreux, avant d’acheter un bouquin, à feuilleter et à en lire quelques passages au hasard, simplement pour évaluer le style d’écriture, le ton de l’auteur, l’ambiance… Alors pourquoi ne pas découvrir nos futures lectures sur Twitter ? Il me semble que ce style de E-marketing ne pourrait pas s’adapter à toutes les œuvres, mais il semble pertinent dans certains cas.

 

Peut-être certains d’entre vous auront déjà fait l’expérience d’une lecture sur Twitter ? Que ce soit le cas ou pas la question s’impose : Que pensez-vous du Twitteroman ?

Repost 0
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 20:41

L'Ebook commence à marquer des points... et son territoire sur la scène du livre. Les grands acteurs s'y mettent (Google, Amazon, Apple etc.) et l'exploitent tant que possible. Il semble qu'il soit porté par les tendances qui le poussent vers un avenir prometteur.

 

 

 ebook-reader

 

 

Il faut avouer que les atouts de ce nouveau format de lecture sautent aux yeux... et les défauts aussi ! Il plait ou pas, mais il ne laisse généralement pas indifférent.

 

Promener sa bibliothèque partout avec sois dans le métro, dans la salle d'attente du dentiste, en voyage... c'est maintenant possible. Il est vrai qu'un livre ce loge aussi facilement dans un sac à main, il est surement même un peu plus léger, mais pour transporter 1500 livres (capacité de stockage moyenne ~2Go) il vaut mieux que ce soit dans un Ebook. Vous aurez ainsi le choix du journal le matin au petit dej', de la BD pour la pause de midi, du roman pour le soir et même des histoires pour coucher les enfants.

 

Se procurer un Ebook est d'ailleurs un jeu d'enfant, les sites sont nombreux et certains sont proposés gratuitement, notamment pour les livres libres de droit. Le seul pas à franchir est finalement l'achat du Ebook, Ipad ou tout autre support (simple ordinateur, smartphone...). Budget moyen ? 250€.

 

Je pense que le Ebook n'a pas vocation à remplacer complètement le format papier qui nous est cher, mais il peut représenter une alternative intéressante dans certains cas.

 

Nous aurons le loisir de nous attarder plus longuement, entre deux news littéraires, à l'évolution du Ebook qui vivra certainement de nombreuses péripéties.

 

N'hésitez pas à nous faire part de votre avis et de vos commentaires sur le livre numérique...

 

 

Repost 0
bookstory.over-blog.com - dans Ebooks
commenter cet article

Bienvenue

  • : BookStory.fr
  • BookStory.fr
  • : Boussole éditoriale, nous guidons les rencontres entre les auteurs, leurs lecteurs et les éditeurs. Si vous faites partie de l'une de ces catégories, nous vous invitons à nous rejoindre sur www.bookstory.fr
  • Contact

Nous suivre...

Rejoignez nous sur   logo facebook

 

Rejoignez nous sur   logo Twitter-copie-1

Recherche

Liens