Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 22:40

Prix uniqueDepuis 1981 la Loi Lang impose aux libraires le respect du prix arrêté par les éditeurs sur leurs ouvrages. La concurrence sur le prix étant alors écartée, les libraires et autres distributeurs ont dû marquer leur différence par le service, la qualité, le conseil... se battant ainsi à armes égales face aux géants de la distribution & les chaînes spécialisées, leurs économies d'échelles et leurs prix d'appel.

 

C'est en se basant sur ce même objectif et dans la continuité de la loi Lang de 1981, que le projet de loi sur le prix unique du livre numérique a été remis sur la table.

 

Adopté en première lecture par le sénat en octobre 2010, l'assemblée nationale avait restreint le projet de loi aux acteurs français. Voilà donc que mardi dernier se déroulait la seconde manche, avec un sénat bien décidé à réintroduire la clause d'extra-territorialité. Le match n'est visiblement pas encore terminé, le sujet étant un objet de désaccord entre le sénat et l'assemblée nationale, mais pour l'heure, le prix unique devrait donc aussi être appliqué par les acteurs basés à l'étranger. Cette loi a été reçue avec quelques réserves par la Commission européenne qui met en doute sa conformité avec le droit européen.

Ce sera au tour de la commission des affaires culturelles d'examiner le dossier ce mercredi, suivi d'un passage en séance publique jeudi après-midi.

 

Au-delà du respect du droit communautaire au sujet de l'entente sur les prix, cette loi ne serait-elle pas tout simplement prématurée ?

Le marché du numérique n'est pas encore établi et les éditeurs, tout comme les libraires et tout autre intervenant dans la chaine du livre d'ailleurs, n'ont que de faibles notions au sujet des tendances, que ce soit au niveau du prix qu'au niveau des attentes des lecteurs.

 

D'autre part, si la Loi Lang version 1981 avait pour objectif une valorisation des services proposés par les libraires, que n'offrent pas les grandes surface par exemple, quelle valeur ajoutée faudra-t-il mettre en avant du côté du numérique ?

Peu de ce que pourrait proposer un libraire sur le téléchargement de livres en ligne ne pourrait être copié sans trop de mal par des distributeurs plus puissants... sauf dans le cas ou le libraire vend du numérique en boutique en gardant sa notion de conseil, ce qui est peu probable.

 

C'est donc sur un facteur primordial pour le lecteur et cher aux libraires qu'il faudra se positionner : l'INFORMATION. Un Amazon, dont l'offre est bien trop large pour se spécialiser, aura du mal à se placer sur une conception de conseil forte. En revanche, un libraire proposant un catalogue plus modeste d'un point de vue quantitatif pourra miser sur une qualité éditoriale riche et sur le partage un point de vue ciblé, professionnel et pointu.

Attention tout de même aux avis et commentaires des lecteurs eux-mêmes qui sont aujourd'hui largement utilisés par les plates-formes de diffusion de Ebooks en ligne et qui pourraient substituer les  recommandations du libraire.

 

Le facteur proximité et personnalisation de la relation des libraires aura du mal à persister dans ce cadre de vente à distance. Les autres avantages pourraient donc bien aller vers les vendeurs de livre ayant des fonds d'investissement bien plus importants.

 

En effet, si le prix du livre restait figé, les différentes technologies pourraient faire la différence. Le format à déjà toute son importance et la numérisation d'un ouvrage au format Epub n'est pas accessible à tout le monde. D'autre part, la réalité augmentée faisant son apparition, et l'animation accompagnée d'interactivité rencontrant un succès prometteur, les offres pourraient se rapprocher d'un besoin de renouveau !

Mais pour cela, il faut des fonds dont les plus "petits" ne disposent pas forcément.

 

Pour résumer, si le prix du livre numérique est imposé par l'éditeur il faudra aux libraires (et aux éditeurs) les plus modestes trouver une valeur ajoutée que les plus grands ne pourront pas proposer... ou à laquelle ils n'auront pas pensé.

 

Des idées ?

 

 

 

 

Repost 0
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 22:11

Me voilà dans le train sur le retour du salon du livre. Comme promis, je vous fais un petit retour sur cette épopée culturelle tout à fait passionnante.

 

Cette année, ce sont 180 000 visiteurs qui ont franchi les portes du salon. D’après les chiffres communiqués les années précédentes, nous pouvons constater encore un léger recul (204 000 visiteurs en 2009 et 190 000 en 2010). Pourtant, si je me fie à l’Express, je cite :

« Pour son édition 2011, le Salon du Livre de Paris a réuni plus de 180 000 visiteurs, c'est à dire légèrement plus que les années précédentes. A la fois "populaire et professionnel", comme le déclare, ravi, Antoine Gallimard, président du SNE, le Salon du livre séduit chaque année, petits et grands, amateurs et professionnels. »

Informations démenties par France Soir qui remet les points sur les « i ».

A qui devons-nous faire confiance ? (Même combat qu’entre la police et les syndicats ?  )

 

Nous aurons pu y rencontrer les auteurs nordiques bien évidemment, mais aussi les incontournables Amélie Nothomb et Bernard Werber, un tout nouveau Christophe Lambert pour son premier roman et, biensur, le célèbre Henning Mankell pour n’en citer que quelques-uns.

 

Comme nous pouvions nous y attendre, le numérique était bel et bien au rendez-vous et si nous rencontrons toujours quelques différences d’opinions, il est certain que ce nouveau mode de lecture à un avenir radieux devant lui.

 

Les nouveautés profitent d’un accueil enthousiaste des lecteurs, et ces derniers sont, pour beaucoup, prêts à tenter de nouvelles expériences. Même s’il semble que la notion de service que propose un libraire traditionnelle, en conseillant directement ses clients en magasin, reste essentielle, le téléchargement en ligne commence à se faire une place dans les esprits.

Ce sont ces libraires qui s’inquiètent pour leur avenir puisque, malgré la possibilité de proposer le téléchargement en magasin via des bornes numériques, ils craignent, à raison selon moi, de voir une grande partie de leur clientèle adopter la solution e-commerce. Pour l’heure, les ¾ des ventes de livres sont réalisées en librairie et seulement 8% sur internet… pas d’inquiétude immédiate donc !

 

D’autre part, le livre numérique offre la possibilité aux éditeurs de vendre directement leurs ouvrages en ligne sur leur propre site internet ou via un réseau de diffusion solide (du type Amazon par exemple) dont le nombre de prestataires grandit de jour en jour (ceci dit, ce ne sont pas des éditeurs mais de simples diffuseurs). Cette solution est d’ailleurs de plus en plus exploitée puisque nous pouvons constater que les nouveautés sont disponibles, pour la plupart, au format papier comme au format numérique. Il est important de noter que l’essentiel des ouvrages que nous pouvons trouver en téléchargement sont des ouvrages qui ont été numérisés et pas des livres conçut au format numérique à l’origine.

 

Quelques freins restent tout de même bien présents dans les esprits.

Il est évident que le livre « classique » n’est pas prêt de disparaitre, la culture papier restant forte. Les réflexions se tournent donc naturellement vers la cohabitation entre le numérique et le papier. L’acheteur reste attaché à l’achat d’un bien matériel et la solution avancée par certains acteurs du marché va vers cette matérialisation : L’achat d’une carte de téléchargement (Ce qui est déjà le cas dans la musique).

 

Le piratage est aussi au centre des préoccupations. Le slogan « DRM… MDR » trônait sur les badges de certains éditeurs, les plus fidèles à l’objet de leur passion.

Il en sera une question de prix ! Un ouvrage numérique ne pourra définitivement pas continuer à être vendu au prix d’un livre papier (le prix moyen de 3.49€ marque son territoire). Mais à ce prix là, une question anime les auteurs : Pourront-ils vivre de leur travail avec l’ère du numérique ?

Jean-Pierre Balpe a un avis positif sur la question. Passé de l’édition classique chez Gallimard à la solution numérique, il y voit des avantages certains et avance que la dématérialisation des ouvrages offre de nombreuses opportunités.

Pour en revenir au téléchargement illégal, le rapport entre le livre et la musique faisait débat, mais au-delà de ce mode de « vol de fichiers », il s’orientait vers les plates formes de partages. Un internaute qui souhaite découvrir ou redécouvrir un groupe ou un chanteur trouvera facilement une dizaine de morceaux disponibles entre Deezer et Youtube par exemple. En revanche, nous verrons plus rarement un lecteur fouiller le web à la recherche de quelques chapitres d’un livre. L’accessibilité n’est tout simplement pas la même. Ce facteur semble à première vue être un avantage certain pour la lecture, mais, en terme de promotion des ventes, est-il exploitable ?

 

Le facteur SAV marque aussi la différence. Il est certain qu’un lecteur qui se procure un livre papier n’aura certainement jamais besoin de retourner chez son libraire parce qu’il n’arrive plus à tourner les pages… contrairement aux Readers qui restent des appareils électroniques qui peuvent rencontrer des pannes ou des problématiques de format. Il est, pour ce dernier point, essentiel pour le livre numérique d’adopter un format qui soit reconnu par tous les supports (Readers, tablettes & smartphones…).

 

En ce qui concerne les applications pour les tablettes, j’ai eu le plaisir de rencontrer Jean-Louis Delmotte, le directeur commercial de Byook, dont je vous parlais dernièrement. Nous avons, pour mon plus grand bonheur, eu droit à une présentation en ligne de l’application et le résultat est saisissant, au-delà même de la vidéo de présentation. L’ambiance nous plonge dans un univers tout à fait prenant, fascinant. Nous sommes ici entre le jeu et la lecture. Avis aux amateurs !

J’espère d’ailleurs, comme nous en avons parlé rapidement, que nous aurons l’occasion de collaborer, peut-être d’ici quelques mois… A bon entendeur !

 

L’expérience de lecture est donc bien différente selon le support.

Une application offrira, contrairement à un format Epub classique sur Reader aujourd’hui, la possibilité de mettre en avant une charte graphique forte, personnalisée. C’est d’ailleurs ici que se trouve l’une des problématiques auxquelles les acteurs de ce marché en pleine expansion devront répondre.

Le CNL devrait largement participer à l’évolution de la numérisation en soutenant les projets avec une enveloppe totale de participation financière de 10 millions d’euros annuelle (depuis 2007). Ils ont depuis 2008 accompagné 137 projets et 8 projets de E-distribution… mais ce n’est pas assez selon eux et ils attendent les sollicitations/candidatures en proposant de prendre en charge jusqu’à 80% des coûts de numérisation (pas de panique, nous arrivons  ).

 

Internet, comme vous devez vous en douter, offre bien au-delà du téléchargement, de très nombreuses possibilités… notamment pour l’écriture collaborative ou pour la communication.

 

Caroline Vermalle, Lauréate du prix nouveau talent 2009 de la fondation Bouygues Telecom, expliquait avoir tenté l’expérience via un blog qu’elle utilisait pour récolter les avis de ses lecteurs sur son écriture et orienter son travail en fonction de ces derniers.

Chaque semaine, elle publiait un chapitre de l’histoire que les internautes commentaient/critiquaient. Elle dessinait l’histoire en fonction de leurs envies et de leurs attentes. C’est au bout de dix semaines d’un travail intense qu’elle fut obligée d’admettre les limites d’une telle solution. Pour reprendre ses mots, elle parlait de « friture sur la ligne ». Son écriture, dictée par son public, n’était plus naturelle et la qualité de son travail, sa marque et son univers s’en trouvaient perturbés.

Ceci-dit, en parlant avec quelques auteurs, et d’après les interventions des écrivains lors des conférences, les réactions des lecteurs sur la toile restent une source d’information inestimable.

D’autant plus que les auteurs dénoncent certains éditeurs qui n’assurent pas leur rôle. Dans certains cas ils se contentent de signer un projet en laissant l’auteur se débrouiller seul, sans leur aide, sans leurs corrections… A ce compte là, autant s’autoéditer ? C’est généralement ce qui se passe lorsqu’un écrivain se voit refuser l’entrée dans les maisons qu’il a sollicitées. Un auteur croit évidemment en son travail et multiplie les démarches pour arriver à ses fins, en choisissant bien souvent cette solution en dernier recours.

Nous entrons là dans un autre débat, puisque l’autoédition essuie une image qualitative déplorable, que nous aurons l’occasion d’aborder dans un prochain article.

 

Salon du livre 2011

Repost 0
15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 19:05

Bonjour à tous,

 

Voilà un petit billet pour souhaiter la bienvenue aux élèves de l’ESTC dans l’univers BookStory !!

 

Chaque année, au mois d’Avril, L’ESTC (Ecoles des Sciences et Techniques Commerciales - Bien plus qu'une simple école - Une équipe qui accompagne ses étudiants jusqu'au bout, même après les études  ) organise son diplôme interne, le DN ESTC.

 

Les élèves de licences (RH et Marketing) et Master (RH et Management & Stratégie d’Entreprise) se pencheront cette année sur l’étude du cas BookStory.

 

Avec en mains un dossier d’informations sur le marché du livre et du numérique, chacune des 10 équipes (d’une dizaine d’élèves de tous niveaux et de toutes spécialités confondues) devra organiser son travail pour soumettre, le 14 avril, un dossier de présentation de la stratégie qu’ils préconisent pour BookStory.

L’exercice consistera à définir (afin de couvrir l’ensemble des éléments de leurs formations) :

 

1 – Un complément d’information sur le marché

 

2 – L'élaboration d’une offre

 

3 – Sa commercialisation

 

4 – Le plan de communication

 

5 – La mise en place d’une équipe

 

6 – Le plan de financement (Aide : Montpellier Business Plan à télécharger gratuitement )

 

Chacune des équipes nous présentera son travail le 21 avril au court d’une prestation orale d’une heure (30 minutes de présentation et 30 minutes de questions avec 2 à 5 représentants de l’équipe).

 

A vos crayons !!

 

ESTCiens,

 

Je sais que les portes de cette école abritent de jeunes talents prometteurs et c’est pourquoi je fais appel à vous

 

BookStory est né d’un grain de sable, d’une conversation, d’une idée toute simple.

Cette idée a fait beaucoup de chemin. Elle est passée par quelques lignes jetées sur un bout de papier à des recherches plus poussées, juste par curiosité.

Cette recherche s’est révélée être intéressante, puis passionnante … et ça ne s’est pas arrêté là…

Au fil des rencontres, au fil des jours, elle s’est tout simplement transformée en passion.

Cette petite idée est devenue projet, puis a fait le sujet de mon mémoire, présenté à l’examen du MASTER 1 en 2010, sur la création d’une entreprise…

Lorsqu’on s’attache aussi fortement à un projet nous n’avons plus qu’une idée en tête, le réaliser. C’est ainsi que BookStory s’est retrouvé candidat à l’appel à projet Mediaverde… pour devenir une réelle création d’entreprise !

C’est fou le chemin que peut parcourir une simple idée en une année !

 

Comme vous le savez, créer une entreprise c’est prendre des risques, c’est beaucoup de travail. Mais c’est aussi une aventure passionnante, prenante, qui anime une énergie et un désir de réussir inébranlable.

Aujourd’hui, je vous invite, avec l’équipe de l’ESTC, à vous glisser dans la peau de créateurs d’entreprise, de vivre cette aventure, de participer à la création de BookStory.

 

L’objectif de la start-up est clairement défini, mais pour atteindre son but les possibilités sont multiples et la stratégie doit être construite sur une base solide (Evidemment, nous avons une idée bien fondée sur la question ). Il nous est donc primordial de prendre la bonne route !

 

Au cœur de la culture, de la tendance numérique et des innombrables possibilités qu’offre internet, je sais qu’en laissant aller votre créativité et en tenant compte d’un marché dynamique et porteur vous saurez nous surprendre et nous présenter des idées innovantes, un peu folles et pleines de bon sens.

 

En attendant de découvrir vos travaux nous vous souhaitons bon courage, en partant d’un principe simple :

Restez pros… mais éclatez-vous !!

 

A très vite,

Guillaume

 

 

Repost 0
10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 18:07

Bonjour à tous,

 

Un petit billet express pour vous faire découvrir la dernière appli de Moving Tales qui tape très haut encore une fois !!

  

L'animation, le son, l'immersion... tout y est.

 

Téléchargeable aussi sur L'iphone (sur une version différente due au format de l'écran), le conte est disponible en Français, en Anglais et en Espagnol pour 3.99€.

 

Je crois que la vidéo parle d'elle-même, ça se passe de plus de commentaires

 

Je vous laisse découvrir l'application disponible dans l'AppStore en images :

 

 

Repost 0
6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 12:16

ScenarioNos télés sont bardés de séries en tout genre, lorsque la console de jeu n'est pas branché  , et certaines arrivent à perdurer pendant des années.

 

NCIS, Les Experts, Dr. House, The Mentalist, Desparate Housewives, Lost, Gossip Girl, Dexter, Lie to me... Sans parler de notre "Plus belle la vie" national, les séries rencontrent un succès certain.

Mais quelle est la clef de ce succès ?

 

Certains avanceront que ce sont les acteurs qui donnent le rythme. Nous nous attachons à leurs personnages et à leur style. 

Pour d'autres, l'attrait se base autour du rêve. J'avoue que je m'imaginerai bien en Hiro Nakamura (Heroes) pour contrôler l'espace et le temps  .

 

Mais la base de la série TV, et même du jeu vidéo ou de nombreux autres modes de distraction, reste le SCENARIO !!

 

Mais qui sont-ils, ces scénaristes de génie qui nous embarquent, épisode après épisode, saison après saison (ou jeux après jeux) sur les traces de ces héros (ou pas) en nous droguant à leur histoire.

Qui sont ces dealers qui nous rendent accrocs, addicts à leurs intrigues ?

Et surtout, ou vont-ils chercher des idées et des rebondissements pareils pour nous inciter à rallumer notre TV la semaine suivante, même heure ?

 

Les scénaristes sont des auteurs et sont considérés tel-quel. Allons faire un petit tout du côté de Wikipédia :

 

En France, le scénariste est considéré comme un auteur et perçoit ainsi des droits d'auteur au travers de la SACD.

Le rôle du scénariste est de mettre en situation un texte, de déterminer un contexte, des décors, des actions, des gestes bien avant les dialogues. Au-delà des dialogues, il devra décrire le temps, le lieu, la situation quelquefois dans les moindres détails. 

 

Attention, il ne faut pas faire l'amalgame entre le travail d'un scenariste et celui d'un auteur. Le scénario ne doit pas être confondu avec une histoire, un ouvrage littéraire.

Premièrement parce qu'un livre est une oeuvre à part entière. Un scénario est une partie d'une oeuvre (le court/long metrage, le jeu...)

Deuxièmement parce qu'il constitue, pour imager, un document technique destiné à une représentation visuelle, auditive, voir sensorielle. Au-delà de l'histoire elle-même il précise des didascalies qui serviront à cette représentation.

Partant d'un Synopsys, il se transforme en "traitement" avant d'être rédigé sous toutes ses coutures.

 

Le scénario ne s'adresse donc pas au même public que le livre et le scénariste doit prendre en compte une analyse du comportement du spectateur.

J'ai abordé ce sujet dans des articles précédants et c'est un thème qui me passionne, alors j'en remets une couche  : laisser aller son imaginaire en parcourant les lignes d'un auteur et découvrir une représentation imposée d'un décor, d'une ambiance ou d'un personnage sont deux choses totalement opposées.

 

En ce qui concerne la série (et certains films) la difficulté de la tâche n'est pas d'imaginer une histoire avec un début et une fin, mais de garder un maximum de portes ouvertes qui permettront au scénario de rebondir et d'alimenter une ou plusieurs intrigues... Il vaut donc mieux, pour un scénariste, profiter d'une très grande dose d'imagination.

 

Ceci-dit, le travail d'un scénariste ne se limite pas à son imagination, mais aussi à son style.

La documentation et l'immersion dans l'univers traité représente une partie considérable du travail. De nombreux sujets étant déjà abordés (Les urgences d'un hôpital, une équipe d'enquêteurs, une famille un peu particulière...), il est indispensable de porter un regard neuf sur le thème (de URGENCES à Dr. House par exemple).

 

N'oublions pas que, contrairement au travail d'un auteur, sur un livre qui serait imprimé et édité (cela représente un travail et un budget considérable), le scénario porte sur ses épaules quelques milliers/millions d'euros/dollars/... et le travail d'une équipe complète (réalisateur, assistant réalisateur, directeur de casting, régisseur général, directeur de production, directeur de la photographie, chef opérateur de prises de vues, directeur artistique, décorateur, chef-opérateur du son, opérateur son , compositeur, chorégraphe, sans oublier les acteurs...).

 

Ce n'est pas de projets et de scénaristes dont manque le cinéma, mais de BONS scénaristes. Exercer ce métier n'est pas donné à tout le monde et il n'existe officiellement aucun diplôme pour ce faire. C'est donc vers des études cinématographiques ou audiovisuelles qu'il faudra se tourner. La suite résultera d'un talent pour l'écriture, d'une inventivité sans limite et d'un style qui saura séduire...

 

Pour ceux qui s'intéressent de près à ce métier, le festival international des scénaristes vous attend à Bourges, du 30 mars au 2 avril 2011.

 

Je découvre cette partie de l'écriture qui m'était encore étrangère jusqu'à présent. N'hésitez pas à compléter ce petit billet par vos commentaires...

 

En ce qui concerne le salon 2011 du livre qui se déroule à Paris du 18 au 21 mars prochains, je vous en dirai un peu plus dans les jours qui viennent et je vous rédiegrai un petit rapport dans le train à mon retour le 21  .

Repost 0
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:57

J'ai eu le plaisir de converser ce jour avec Terence Mosca, gérant de TM consulting et collaborateur de Gallimard Jeunesse.

 

Le numérique étant son aquarium, nous avons évidemment parlé Ebook et autres applications mobiles et il me glissait un mot sur une entreprise qui fait parler d'elle en ce moment !!

 

Curieux comme à mon habitude, je suis allé faire un tour sur le site internet de cette entreprise créée en 2009 à Valenciennes. Trois compères, associés et fondateurs, travaillaient depuis quelques années déjà sur "la lecture multimédia et la narration interactive" - Ils créèrent BYOOK !

 

"Se plonger dans un livre" n'est pas une expression à prendre au sens figuré. Le meilleur moment dans la lecture c'est, me semble-t-il, lorsque nous sommes imprégnés de l'ambiance, des odeurs, des sensations... nous sommes alors au coeur d'un univers que notre imagination nous aide à construire pour mieux vivre l'histoire.

  

Imaginez quelques instants que cette sensation, "au-delà des mots", s'accompagne de sons, de mises en scènes, d'animations... Ce qui est sur le site internet de l'éditeur numérique décrit comme une "nouvelle expérience de lecture sur Iphone et Ipad".

 

Nous avons déjà pu découvrir des applications de lecture numérique tout à fait séduisantes, principalement pour les enfants (Avec Moving Tales et  Grimm's Rumpelstiltskin par exemple), mais BYOOK parvient à marquer sa différence par un univers graphique fort et une proposition sonore originale.

 

La première application, "Sherlock Holmes : La bande mouchetée" est en ligne depuis seulement de 16 février et recueille déjà des avis clairement encourageants.

Disponible, pour une durée limitée (mais dont on ne connait pas le terme  ), pour 0.79€ dans l'appstore elle propose de vous emmener au coeur d'un voyage riche en émotions.

 

Avis aux amateurs !!

 

 

 

Repost 0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:14

Nous arrivons bientôt à la fin du mois de Février et je me dois donc (mieux vaut tard que jamais) de vous délivrer ma sélection des nouveautés littéraires du mois… C'est parti !

 

Alain Soral prévoyait-il les révoltes que vient de connaître le monde arabe lorqu'il a entreprit l'écriture de "Comprendre l'empire : Demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations ?", un essai sociologique publié le 10 Février ? En tous cas, ce livre nous aidera peut-être à comprendre pourquoi le monde entier semble à la limite de la révolte et pourquoi certains peuples ce sont déjà soulevés.

 

Alain Soral - Comprendre l'empire 

Tout aussi intéressant, et beaucoup plus émotionnel, Marie Desplechin et Aya Cissoko nous raconte la vie de cette dernière et surtout comment, grâce à la boxe, elle s'en est sortie et s'est désormais tournée vers la politique en rejoignant l'Institut d'études politiques de Paris. Sa rencontre avec Marie Desplechin, auteure d'une quarantaine de livres (pour différents lectorats), a certainement été un bouleversement pour chacune des deux femmes. Un récit a priori plein de sagesse et d'enseignement.

 

 

Aya Cissoko & Marie Desplechin - Danbé 

Déjà publié en format broché, la sortie du film éponyme est l'occasion de rappeler la publication au format poche du livre "127 heures" d'Aron Ralston. Aventurier solitaire, Aron Ralston s'est lancé en avril 2003 dans une randonnée au coeur de l'Utah qui s'acheva de la pire des manières : pour s'en sortir, il n'a d'autres choix que de s'amputer le bras. Son histoire, Aron Ralston a tenu à la raconter dans un livre qui vient d'être adapté pour le cinéma.

 

 

Aron Ralston - 127 heures 

Terminons sur une note plus légère avec la sortie du recueil "3 kifs par jour" écrit par Florence Servan-Schreiber suite à un "cours scientifique sur le bonheur".  Ce livre n'est certes pas un symbole de la littérature, mais gageons quand apprenant à répertorier "3 kifs par jour", notre vie n'en sera que plus belle :) Et comme une l'auteure a pris la peine de tourner une petite vidéo pour promouvoir son livre, prenez le temps de la regarder :

 

 

En espérant que cette petite sélection vous donne des idées de lecture, en attendant la prochaine !

Repost 0
14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 18:14

Cheeky Kelly 2

 Pour les retardataires de la Saint Valentin (je sais qu'il y en a beaucoup  ) voilà un petit cadeau sympa, fun, original... et même économique (0.79€)  à faire à votre compagne... si tenté qu'elle ait un Iphone !?

 

Certains d'entre vous connaissent peut-être déjà Cheeky Kelly, ce personnage de bande dessinée créé par une jeune dessinatrice Genevoise de 27 ans, illustratrice et spécialiste des relations amoureuses, Delphine.

 

Après avoir assouvi sa passion de la scène en prenant des cours de comédie musicale à Paris, après les romans photos publiés dans la presse Suisse, parallèlement à sa chronique "conseils sexy" sur la radio One FM, la dessinatrice, auteur et même modèle de Cheeky Kelly, revient à une passion certaine, la BD.

 

Le site Femina nous en dit un peu plus sur cette jeune artiste un poil décalée :

  

Petite fille, Delphine était même un peu garçon manqué: «Je n’aimais pas les Barbie, elles sont trop roses, trop pouf. Je jouais plutôt avec des petites voitures!» A quatre ans, elle est impressionnée par un show de claquettes. «J’ai eu la chance d’être initiée au monde du spectacle grâce à mes parents, qui travaillent pour la scène». Ado, sa passion se précise: la comédie musicale. Elle n’est pas fan de Michael Jackson comme toutes ses copines, mais de l’acteur Gene Kelly, immortalisé dans les films Chantons sous la pluie ou Un Américain à Paris au début des années cinquante. Elle le considère d’ailleurs toujours comme «le prince charmant»: «Si Fred Astaire représente la classe, Gene Kelly est un peu le gavroche chaud et coquin». D’où le choix de son pseudo, «Kelly». Et le prénom, «Cheeky»? «En anglais, ça évoque à la fois l’impertinence, la poulette et les fesses. C’est drôle et coquin!».

 

Vous pourrez retrouver son guide de poche sur le Kama Sutra assez facilement sur les sites marchands de livres, mais la petite innovation pour aujourd'hui c'est l'application Iphone !!

 

Cheeky Kelly Ebooks-Kamasutra

 

Description de l'AppStore :

 

Une version BD coquine du Kama Sutra.

Cheeky Kelly revisite les classiques du Kama Sutra en y ajoutant accessoires et déguisements pour notre plus grand plaisir. Tour à tour, déguisée en hôtesse de l'air, en tigresse, en cow-girl, en diablesse, en fée ou encore en geisha, Cheeky prodigue conseils et méthode avec humour.

Les différentes fonctions de l'application :

- 48 positions en images accompagnées du mode d'emploi (bouton Action !), d'une astuce et d'un petit +.

- Donnez une note à vos positions favorites et envoyez-les par mail.

- Un jeu qui permet de choisir au hasard une position.

- Une fonction Préliminaires pour apprendre à stimuler son ou sa partenaire.

- La touche Info vous en dit plus sur l'auteur et son oeuvre.

.

 

 J'ai découvert l'application, assez sympa, et qui devrait pouvoir booster à la fois la renommée et les ventes de la BD de son auteure...

... vous me direz ce que vous en avez pensé !!

 

Amusez-vous bien, et bonne Saint Valentin à tous.

 

Cheeky Kelly 3

Repost 0
7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 13:05

Bonjour à tous,

 

Vendredi dernier, Antoine Gallimard, PDG des éditions Gallimard et président du SNE (Syndicat National de l'Edition), fêtait le centenaire de la maison d'édition créée en 1911 en répondant aux questions de Raphaelle Duchemin et de Christophe Ono-dit-Biot sur France Info.

 

Je vous laisse découvrir ces quelques minutes d'interview en vidéo :

 

Repost 0
5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 18:42

Je viens de découvrir sur le Blog LeMonde "La feuille" les travaux des éditions Volumiques. Les fondateurs, Etienne Mineur et Bertrand Duplat, tout deux issus du design et du jeu vidéo, axent leurs réflexions sur la plate forme informatique que peut devenir le papier. Plus en détail :

 

Editions volumiques présentation

 

Commençons par planter le décors. Pour comprendre plus précisément la direction que prennent leurs recherches, je vous invite à découvrir ces quelques vidéos de présentation de leurs "bricolages", comme le dit Etienne Mineur, qui se définit comme un "Hacker du papier et du livre pour créer des oeuvres d'art".

 

Le livre qui disparait est un prototype de livre qui devient illisible 20 minutes après son ouverture.

A compter de la première ouverture, le papier commence à noircir définitivement, rendant peu à peu la lecture impossible.

 

 

 

Le livre qui tourne ses pages tout seul est un prototype de livre tournant ses pages tout seul.

Suivant l'action du lecteur, qui manipule un petit Joypad intégré aux pages, le livre tourne ses pages jusqu'à la suite choisie de l'histoire.

Le livre peut communiquer avec un téléphone portable, qui peut également faire tourner les pages du livre.

 

 

 

Paradoxales est une bande dessinée en volume dont la lecture se fait en profondeur.

Les pages translucides permettent au héros de voir loin derrière les apparences.

 

 

 

S'il n'est pas toujours évident de saisir l'intérêt de telles recherches (A quoi bon tourner les pages du livre avec un Joypad quand on peut le faire directement ? ...entre autres réalisations) les vidéos suivantes mettent en jeu des applications Iphone et se rapprochent ainsi d'une réelle valeur ajoutée pour la lecture.

 

Prenons le cas de "Ballon" :

 

 

Ou le cas de "(i)Pirates"

 

(i)Pirates est un jeu d'aventure sur plateau utilisant le téléphone comme pion interactif.

Votre téléphone portable est un vaisseau, voguant à l'aventure dans les océans et conservant la mémoire de ses exploits passés.

Ce jeu se joue seul, en groupe, ou bien en ligne.

 

 

 

 

Imaginons désormais que le plateau de (i)Pirates soit un journal, comme proposé dans le BlogLa feuille, ou tout simplement un livre. Une application permettrait au smartphone de reconnaître la page sur laquelle il est posé et de visionner du contenu complémentaire à la lecture (photos, vidéos, commentaires...).

 

Admettons que nous ayons la possibilité, lorsque nous lisons un roman par exemple, d'accéder à quelques séquences vidéos.

 

Nous pourrions ici relancer un débat livre/cinéma avec d'un côté les adeptes de l'imaginaire porté par des descriptions colorées, animées, envoutantes des auteurs et de l'autre les adeptes de l'image et du plaisir des yeux qui découvrent un décors travaillé et prenant sur grand écran...

Mais s'il était possible de cumuler les deux ? Si, au-delà de l'idée que nous pourrions nous faire du personnage ou du décors de la scène d'un livre, nous pouvions avoir la vision des choses de l'auteur avec des images et des vidéos ou d'autres lecteurs par des commentaires ?

 

D'autre part, quelles seraient les possibilités d'interactions entre un lecteur et son livre avec un tel procédé ? Pourrions-nous passer du rôle de spectateur au rôle d'acteur dans la lecture ? Admettons que, grâce à l'application de réalité augmentée de notre téléphone, nous ayons la possibilité d'accéder, au fil de l'histoire, à quelques jeux en lien avec l'enquête que notre héros est en train de mener.

 

Nous connaissons tous Dora l'exploratrice (je pense) qui invite nos bambins à franchir avec elle le chemin parsemé d'embûches qui les menera vers la colline enchantée (ou quelque chose du genre) .

Et si l'auteur proposait aux lecteurs la même chose (en plus sérieux bien évidemment  ) avec le livre, en rejoignant pour le coup la tendance des jeux de Nintendo DS dans lesquels nous devons répondre aux puzzles qui aideront le professeur Layton à trouver la clef de l'énigme.

 

Le numérique pourrait bien devenir complémentaire au papier contrairement à ce que craignent certains !

 

... Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants... ? 

Repost 0

Bienvenue

  • : BookStory.fr
  • BookStory.fr
  • : Boussole éditoriale, nous guidons les rencontres entre les auteurs, leurs lecteurs et les éditeurs. Si vous faites partie de l'une de ces catégories, nous vous invitons à nous rejoindre sur www.bookstory.fr
  • Contact

Nous suivre...

Rejoignez nous sur   logo facebook

 

Rejoignez nous sur   logo Twitter-copie-1

Recherche

Liens