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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 08:34

Google-Editions-booksNous l'attendions l'été dernier, avant que Google ne décide de remettre son lancement à l'année prochaine... le fameux Google Editions verra le jour bientôt.

 

Prévu pour six pays, le projet devrait finalement être opérationnel pour la fin de l'année aux USA et pour le premier trimestre 2010 dans les autres pays !

C'est ce qu'annonçait le Product Director Manager de Google, Scott Dougall, au Wall Street Journal hier.

 

Il semble que certains éditeurs aient d'ores et déjà reçu leurs contrats pour profiter de ce mode de distribution novateur. Les livres achetés sur la toile devraient être liés à un compte google et lisibles directement en ligne sur n'importe quel appareil capable de se connecter. Il n'est donc plus question de télécharger un livre, mais d'acheter l'accès à un livre.

 

voir --> Google Editions : Google s'attaque à la vente d'ebooks

 

Mais ce mode de distribution, s'il n'est pas présenté comme tel, ne serait-il pas un moyen de limiter le téléchargement illégal (dont Korben s'inquiète d'ailleurs sur son blog) ? Les accès aux livres pourraient-ils être détournés ?

 

Voilà un sujet intéressant... Nous nous pencherons sur la problématique dans un prochain billet 

Si vous avez des infos sur le piratage et sur les solutions qui existent aujourd'hui n'hésitez pas, vous pouvez me contacter à l'adresse suivante gf@bookstory.fr .

Je vous invite aussi à m'envoyer vos commentaires, vos préconisations, les sujets dont vous aimeriez que nous parlions...

 

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 08:11

Enfin ! 


Enfin le Sénat a opté pour la solution qui satisfait le plus d'individus ! Enfin le Sénat a choisi de donner raison à la population et aux défenseurs du ebook ! 

Il y a tout juste une semaine, le Sénat a donc voté l'application d'une TVA à 5,5% sur les ebooks, ce qui devrait donner une nouvelle impulsion au secteur du livre numérique.

 

http://www.actualitte.com/images/news/v-11475.jpg


Rappelons que cette décision a été prise contre l'avis du gouvernement et notamment celui de Philippe Marini, sénateur de l'Oise et Rapporteur général de la Commission des finances qui jugeait notamment que le secteur du livre (en général) coûte déjà trop cher à l'Etat. Comprenez donc qu'avec cet amendement, l'Etat ne pourra donc, selon M. Marini, plus se faire assez d'argent sur le dos de l'industrie littéraire.

 

http://media.senat.fr/VOD/gouvernement/2009/DG20090317-04-presse-morindesailly.jpg

 

La décision du Sénat est une excellente nouvelle pour l'industrie du livre numérique et a été notamment saluée par la Société des Gens de Lettres qui y voit non seulement la possibilité de baisser le prix des livres, mais aussi de mieux rémunéré auteurs et éditeurs :

 

« Par ailleurs, si la diminution du taux de la TVA sur le livre numérique constitue un levier de développement irremplaçable pour ce marché émergent, elle doit pouvoir profiter à tous les acteurs de la chaîne du livre : lecteurs très certainement, mais aussi éditeurs, libraires et naturellement auteurs ! »

 

N'oublions pas cependant que cette décision votée au Sénat ne pourra être mise en application que si l'Europe la valide. En effet, les amendements de ce type, s'ils ne sont pas jugés positivement par l'Europe, sont généralement invalidés par celle-ci. Mais gageons que la Commission chargée de la Culture, Catherine Morin-Dessailly en tête, fera tout pour que l'Europe comprenne la nécessité d'une telle baisse de la TVA.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 08:26

Tigerlily FBNon... Pas que !

 

Bonjour à tous,

 

Comme tous ceux qui sont spontanément venus nous rendre une petite visite sur le blog au cours des dix derniers jours ont pu le voir, nous n'avons pas pu poster de billet dernièrement... (toutes nos excuses)

 

... Mais nous revenons avec une bonne nouvelle !

 

Nous aurons le plaisir de présenter BookStory devant une commission d'incubation dans les jours qui viennent. Un jury de professionnels évaluera le projet et décidera de nous accompagner ou pas dans l'ascension vers notre finalité et nos convictions sincères...

 

Vous n'en saurez pas plus pour l'instant  , mais nous souhaitons vraiment que le site internet "complet" BookStory voit le jour prochainement. Nous réunirons quoi qu'il en soit nos forces pour atteindre notre objectif.

 

Pour l'heure, s'il y a quelques auteurs dans votre entourage n'hésitez pas à les inviter à nous contacter. (Vous pouvez nous joindre à l'adresse gf@bookstory.fr)

Nous serons heureux de les présenter sur le blog. Certains d'entre vous ont eu le plaisir découvrir il y a peu Hélène Gloux, qui a d'ailleurs rejoint l'équipe par la suite... pour notre plus grand bonheur !

 

Nous vous donnerons donc bientôt des nouvelles et nous continuerons d'ici là à vous faire part de nos coups de coeurs et des news & actus, surtout à l'approche de ces fêtes de Noël riches en numérique.

 

A très vite...

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 14:21

Arnaud Nourry, PDG de la maison d'édition Hachette, a cédé... Mercredi l'accord rejeté jusqu'ici par les éditeurs a été signé entre Google et le premier éditeur français.

 

Daniel Clancy, directeur de Google Books, voit cet accord comme une nouvelle ère dans ses relations avec les éditeurs français.

Le géant peut donc désormais numériser légalement les quelques 50 000 ouvrages anciens non réédités de Hachette. C'est une seconde vie qu'ils offrent ainsi aux chefs-d'oeuvre qui pourront être vendus à nouveau sur Google Books.

 

Il faut dire que Google n'avait pas attendu d'autorisation pour numériser en six ans près de 12 millions d'ouvrages sans l'autorisation des éditeurs. En ce qui concerne Hachette cette démarche  largement dénoncée et critiquée concerne environ 20 000 livres sur une période de cinq ans .

 

Mais alors, que c'est-il passé pour que Arnaud Nourry accepte cette proposition ?

 

Le PDG estime que "c'est le meilleur accord qu'une entreprise de média ait passé avec Google" et il semble croire que ses confrères le suivront bientôt. Ils pourraient selon lui ainsi garantir le respect du droit d'auteur, la non-gratuité des livres numériques et la fixation du prix par l'éditeur.

 

Il ne sera certainement pas rejoint par Hervé de la Martinière, PDG de la maison d'édition La Martinière, qui reste sur sa position. Il attend pour l'été 2011 la décision de justice à l'appel de Google suite au procès qu'il leur intentait en 2009 pour "contrefaçon de droits d'auteurs".

 

Puisque dans tous les cas Google numérise les livres, qu'on le veuille ou non et malgré les procès, autant que ce soit cadré par un contrat ! Mais faut-il répondre favorablement à cette méthode abusive de forcing ?

 

Alain Kouck, dirigeant du second groupe d'édition Editis, y voit un faux sujet.

"Cela concerne les oeuvres indisponibles, alors que le vrai sujet ce sont les oeuvres disponibles numérisées illégalement par Google".

De son côté Antoine Gallimard, PDG de la maison d'édition du même nom et président du SNE (Syndicat National de l'Edition) définit Google comme une machine à Cash !

"Google se sert des livres pour dégager plus de recettes grâce à la publicité".

 

Il seront en tout cas d'accord sur le fait que Google, par cet accord, avoue en quelques sortes qu'il était jusque là hors la loi.

 

Ce qui inquiète Frédérix Mitterand, notre ministre de la culture, c'est que la signature par Hachette de cet accord ne vienne briser l'union que présentaient les éditeurs français face à Google... C'est chose faite.

 

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 11:02

logo EbouquinJe relaye un appel à l'aide du portail Ebouquin qui nous ravi chaque jour et qui nous informe par ses articles des nouveautés.

 

Je vous invite à prendre 5 minutes pour lire ce billet et pour vous rendre sur Ebouquin.fr :

 

Mardi matin, eBouquin.fr a subi une attaque qui a provoqué de nombreux dégâts sur le site. Notre base de données d’articles a été en partie effacée et presque deux ans de travail se sont évanouis en quelques instants. Pour couronner le tout, notre principale sauvegarde est corrompue, des données antérieures ayant déjà été contaminées par de précédentes attaques . Aujourd’hui, une vingtaine d’articles seulement ont pu être récupérés grace à notre flux rss, le reste est en pièces détachées. Il va falloir recoller les morceaux.

 

Depuis plusieurs semaines, eBouquin.fr rencontrait des turbulences et avait été l’objet de plusieurs actes de malveillance. Nous avions réussi tant bien que mal à redresser le navire. Pas cette fois.

 

Faute de moyens, de temps, et d’argent, nous avons dû reporter le temps des réparations, prévues pour la fin de l’année pour ne plus subir ce genre de désagréments. Nous aurions pu alors commencer 2011 sur de nouvelles bases. Malheureusement, nos projets sont maintenant compromis.

 

Créé en février 2009, le portail eBouquin, c’est l’actualité de la lecture numérique au quotidien, plus de 2400 articles rédigés, 5000 commentaires postés, 2000 tags associés, 13 catégories, plus de 400 fans, 1600 followers et une newsletter au succès inespéré. C’est aussi et surtout une équipe de bénévoles et passionnés qui fournit un travail remarquable en nous épaulant quotidiennement dans notre tâche de veille.

 

Au fil des mois, vous avez été de plus en plus nombreux à nous rendre visite quotidiennement : avec plus de 3000 visiteurs uniques par jour et 130 000 pages vues par mois, eBouquin a atteint une audience que nous n’aurions pu imaginer lors de son lancement.

 

Mais aujourd’hui eBouquin a besoin de votre soutien. De votre soutien pour nous donner le courage de continuer à faire vivre ce projet. Pour la première fois depuis sa création, eBouquin s’est résolu à mettre en place une plateforme de dons dans l’espoir que l’argent récolté nous permette de nous relever et de trouver une personne susceptible de nous aider dans la durée à maintenir le site sur pied.

 

L’équipe d’eBouquin

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 08:19

Sapin Noël Livre 2010 aura été une année riche en nouveautés dans le domaine de la lecture. De nouveaux concepts, des applications, des trouvailles, de jeunes talents (Petit clin d'oeil particulier à Hélène ;) )... et bien entendu de plus en plus de readers et de E-books !

 

Nous terminerons donc cette année dynamique par des fêtes qui devraient être l'occasion pour les auteurs et les éditeurs de nous surprendre encore. Il semble que les cadeaux innovant ne manqueront pas sous le sapin, pour notre plus grand bonheur. Si un livre numérique restera difficile à emballer, le Reader, lui, pourrait trouver sa place, voir même se démarquer, parmi les autres cadeaux.

 

Nous avons connu quelques périodes de fêtes durant lesquelles le père Noël se trouvait en rupture de stocks de GPS. Cette année ce sera donc le Ebook qui pourrait bien être à l'honneur.

 

Apple Vient de lancer dans son AppleStore de Washington des cartes cadeaux Ibooks (25 et 50$). Si tout le monde n'a pas idée d'aller fouiner sur le net pour trouver ses lectures cette opération pourrait permettre au géant de toucher une catégorie de lecteurs qui a gardé le réflexe papier.

 

D'autre part, jusqu'ici trop souvent associé à des ouvrages et à une utilisation propre aux adultes, les enfants pourraient être aussi heureux de découvrir les joies du numérique. Les offres se multiplient en leur endroit et proposent de nouvelles idées cadeau tels que "La souris qui raconte" dont nous vous parlions Lundi, les applications  " Grimm's Rumpelstiltskin" et "Moving Tales" ou encore la tablette pour enfants "HIPITouch". Les jeux vidéos pourraient avoir du soucis à se faire... ;)

 

Les offres Ebook devraient fleurir à tout bout de champs dans les jours à venir... à surveiller ! N'hésitez pas à revenir faire un tout par ici, nous vous feront part de nos trouvailles ;)

 

Je ne terminerai donc pas cet article par un point final. Il nous reste un peu plus d'un mois pour partager avec vous nos découvertes et vous donner pleins d'idées cadeaux. N'hésitez pas à en faire autant... :)

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 10:02

Hier a eu lieu à Athènes la première apparition publique de Michel Houellebecq depuis la réception de son prix Goncourt. Cela se déroulait au sein de l'Institut Français d'Athènes, en compagnie de Bernard-Henri Levy, à l'occasion de la sortie grecque de leur livre "Ennemis Publics". 

 

 

Pour des raisons personnelles, je me trouve actuellement en Grèce et ai donc eu le plaisir d'assister à cette rencontre. Je ne suis ni "Houellebecquienne", ni "BHLienne", mais j'apprécie les écrits de ses deux "monstres sacrés" de la littérature française. Je n'ai donc pas hésité à prendre place au milieu d'une foule greco-française pour assister à cette conférence-débat et vous en faire le "récit".

 

Pour rappel, "Ennemis Publics" a été publié en France en 2008. Il s'agit d'une correspondance entre les deux auteurs qui a suivi son cours au premier semestre 2008. Bernard-Henri Levy a d'ailleurs tenu à insister, durant la rencontre, sur le fait que cette correspondance n'avait au départ pas été initiée dans le but d'être publiée. Ce n'est qu'au milieu de cette aventure épistolaire que l'un et l'autre ont jugé qu'il serait bon de la publier. 

 

Je n'ai pas encore lu ce livre, je ne vous en ferais donc pas la critique. Je vais donc me contenter de vous faire la "critique" de cette rencontre. 

 

PICT0979

On se serait d'ailleurs plus cru dans un "café-philo" que dans une conférence de promotion d'un livre : nous avions l'impression d'être entrés dans le salon de l'un ou de l'autre de ses auteurs et d'assister à une discussion animée entre deux "non-amis" mais pas pour autant ennemis. BHL l'a précisé : ils ne se connaissaient pas vraiment avant de se livrer à cette correspondance, tout au plus s'étaient-ils croisés une ou deux fois, et à l'issu de cette correspondance, on se dit qu'ils auraient bien besoin d'un tome 2 pour se connaitre un peu plus. 

 

PICT0978.jpg

 

L'un et l'autre ont défendu leurs idées et leurs idéaux : Houellebecq jouant l'artiste torturé et BHL "l'humanitaire moderne", comme il se définit. Mais ni l'un ni l'autre n'a réellement défendu le livre, le justifiant plutôt comme un nécessaire débat entre deux auteurs menacés par la "meute" (c'est ainsi qu'ils appellent la société dans leur correspondance). 

 

Pour terminer, je vous donnerais simplement la raison donnée par BHL et Houellebecq quand à cette aventure épistolaire : Houellebecq se serait plaint à BHL "qu'il n'y a plus personne dans ce pays avec qui débattre"...


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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 18:48

Les décorations commencent à illuminer les rues et galeries marchandes, le père Noël va commencer à y montrer le bout de son nez et la star de la fête préférée des enfants pourrait être "La souris qui raconte" !

 

Comment faire prendre goût à la lecture à un enfant ? Voilà la réponse cette question existentielle.

 

La souris qui raconte est un site internet destiné aux enfants. Vous pourrez donc aller querir les yeux fermées les futures lectures de vos bambins... et quelles lectures !!

 

Je vous parlais il y a peu de ce livre 3D numérique,Grimm's Rumpelstiltskin.

Place aujourd'hui aux livres animés, et encore mieux pour Noël, les histoires à inventer !!

 

Vous avez peut-être eu le plaisir de découvrir, il y a quelques années, ces livres dont le lecteur créait l'histoire. L'objectif était de vous présenter une situation, de vous donner le choix entre plusieurs possibilités en vous orientant vers des pages différentes, et de vous laisser ainsi le bonheur de manier le cours du récit à votre guise. C'est aujourd'hui chose faite au format numérique... et en bien plus joli visiblement.

 

Pour vous donner un exemple de l'esprit de ce nouvel éditeur numérique, je vous invite à découvrir un livre interactif, "la machine aux illusions". Cette histoire écrite par Virginie Lydie, illustrée par Carole Boréal et contée par Brigitte Quinton est une "histoire à jouer" dont voici le résumé :

 

"Eric est un jeune garçon qui vit dans une ville triste et grise jusqu’au jour où sa route croise celle de Pirouette et Cacahouète. Cette rencontre va non seulement changer le cours de sa vie, mais également celle de tous les habitants de sa ville.
Découvre vite comment Eric et Pirouette vont, à l’aide d’une drôle de machine (bip… bip… bip !), réconcilier les gens qui, à force d’indifférence, se sont enfermés dans la morosité. Une bien belle histoire sur la nécessité de la solidarité."

 

Je vous propose de vous rendre ICI pour avoir un aperçu, c'est surprenant !

Vous pourrez découvrir sur les premières pages de l'ouvrage une ambiance qui aura le don de vous faire revenir quelques années arrière et qui séduira sans aucun doutes vos tendres chérubins.

Vous découvrirez dans un premier temps l'illustration, histoire de ce mettre dans le bain. Pour l'histoire du soir ou pour les petits lecteurs vous pourrez dans un premier temps afficher le texte. Si vous préférez vous laisser bercer par la voix de Brigitte Quinton vous avez la possibilité d'activer les paroles.

De quoi combler les parents autant que les enfants !

 

Vous pourrez vous procurer cet ouvrage de la "collection à jouer" pour 6.99€ avec le format MP3 (MP3 seul = 1.89€). Si vous préférez une des histoires de la "collection à lire" vous n'aurez qu'à débourser la somme de 4.95€ et pour la "collection à inventer" il vous en coutera 9.50€.

Autant dire peu de choses comparé aux prix des livres pour enfants (et les autres aussi d'ailleurs) au format papier.

 

 


 

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 12:42

Chaque individu est aujourd'hui soumis à 3000 messages publicitaires par jour environ. Du lever au coucher, nous pouvons retrouver les marques tout au long de notre chemin. Ce process Marketing porte un nom, la communication 360°. Si les messages publicitaires sont souvent clairement définissables, ils peuvent parfois être plus subliminaux.

 

Le placement produit fait partie de cette catégorie de communication plus intrusive, plus sournoise que de simples affichages 4x3 par exemple. Bien connue dans les films elle s'est étendue à tous les autres supports tels que les jeux vidéo ou les livres.

 

C'est entre 1950 et 1970 que nous retrouvons pour la première fois de la Pub sur la quatrième de couvertures des livres de la collection "Le Masque".

En 1990 Corinne Lellouche tente à son tour l'expérience en intégrant à son ouvrage "Ma vie est une œuvre d'art" quatre pages de publicité.

L'essai visiblement mal accueilli n'aura pas fait long feu et aujourd'hui c'est à une autre forme de publicité littéraire que nous sommes confrontés.

 

Des agences de communication cherchent à exploiter cette interactivité autour du livre et mettent en place ce qu'elles appellent non pas des "placement de produits" mais des "partenariats publicitaires".

 

Quelques exemples

 

Prenons un premier exemple concret (2006) :

 

Nous avons d'un côté la sortie d'un ouvrage, "Cathy's book", qui s'adresse spécifiquement aux jeunes filles. De l'autre une marque de cosmétiques, "Cover Girl", qui s'adresse évidemment à la même cible.

Le partenariat consiste pour la marque à intégrer sur le site internet Beinggirl.com une campagne de communication sur le livre "Cathy's book". En retour, le manuscrit de Sean Stewart, Jordan Weisman, illustré par Cathy Brigg, sera corrigé afin que la marque soit citée à plusieurs reprises.

 

Cet échange de bons procédés entre l'éditeur "Running Press" et la marque de cosmétiques, agrémenté d'un packaging incluant des cartes de visites, papiers à lettre, agenda... , permettra ainsi à chacune des deux parties d'en tirer profit.

 

Cathy's book

 

Les exemples ne manquent pas. Absolut Vodka à de son côté aussi éprouvé ce système avec quelques années d'avance entre 1997 et 1998 en faisant appel à cinq auteurs connus pour écrire des Nouvelles incluant un certain nombre de contraintes formelles.

 

En réalité, bien que le process soit utilisé depuis bien longtemps, c'est en 2001 que ce type de campagne fût dénoncé.

C'est en simple cadeau à ses meilleurs clients que le bijoutier Bulgari envisageait à l'origine de mandater la romancière Fay Weldon pour écrire un roman dans lequel la marque devrait être citée pas moins de douze fois. "The Bulgari connexion" finira finalement par être distribué en librairie... sans maquer de déclencher la polémique.

 

The Bulgari Connection

 

Un peu plus tard, en 2002, l'auteur Val McDermid confectionne un court Roman dans le cadre d'une campagne de communication pour la Mini.

La marque ira pour sa part encore plus loin dans la stratégie en complétant le travail de l'auteur d'un jeu concours basé sur l'énigme du livre. Les concurrents devaient ainsi résoudre l'enquête d'un vol de tableau à travers une course rallye.

 

En 2004 c'est au tour de Carole Matthews de se laisser séduire par l'offre de Ford qui lui demandait de remplacer la New Beetle de l'héroïne de "The sweetest Taboo" par une Fiesta. Elle annoncera qu'elle publiera ensuite une nouvelle par mois pour faire la promotion du modèle. De plus, un concours de Nouvelles intégrant le nom de la voiture sera mis en place pour promouvoir de jeunes auteurs.

 

The Sweetest Taboo

 

Autre exemple, la chaine d'hôtels Hilton s'offrit en 2006 les services de Freddy Woets avec cette même ambition de faire plaisir à 3000 clients privilégiés. L'auteur s'enquit donc de sa tâche et écrivit "les héritiers".

 

Quels avantages, quels inconvénients ?

 

Le placement de produit dans un ouvrage n'est pas systématiquement le fruit d'un contrat liant un auteur à une marque. Il permet à l’écrivain de rattacher la fiction à la vie réelle et de positionner socialement ses personnages. Ces derniers, en fonction des marques qu’ils affectionnent, qu’ils utilisent, profiteront de leur image.

 

Le placement peut tout aussi être un échange de bons procédés. L’auteur utilise le nom d’une marque sans payer de droits. Celle-ci bénéficiera d’une visibilité intéressante auprès des lecteurs.

En revanche, lorsque le travail artistique, le manuscrit, est remanié pour inclure la marque la prestation sort du cadre et devient payante… voir coûteuse ! (C’est en tout cas le procédé établi dans le cinéma)

 

De nombreux auteurs ont donc intégré des marques dans leurs récits sans que cela ne fasse l’objet d’une collaboration.

 

Il est important, pour comprendre l’avantage des marques, de se mettre dans le contexte du téléspectateur devant une publicité par rapport à un lecteur devant son livre par exemple. Dans le premier cas il est difficile, pour l’annonceur, de capter l’attention du public. En revanche, en ce qui concerne le lecteur, la tâche est beaucoup plus captivante.

En lisant nous pouvons nous identifier au personnage ou, en tout cas, nous nous passionnons pour son histoire, pour son profil. Si celui-ci fume des cigarettes Marlboro et conduit une Mercedes… (Avec deux placements de produits pour le coup :D).

La méthode est simple et prouvée : En lisant nous confondons fiction et information. Nous ne percevons pas le message commercial comme tel.

 

Pour en revenir à l’auteur et à son éditeur, il est évident que l’avantage à aussi des arguments convaincants au niveau du port-feuille !

 

Nous pourrons aussi imaginer le rapport entre une marque et l’auteur plutôt que le héros du roman. Cela pourrait-il devenir du naming ? Du viral basé sur un leader d’opinion (Sex and the city par exemple) ?

 

Pour conclure, il semble important de noter un risque, dénoncé d’ailleurs par Frédéric Beigbeder pour qui les artistes se doivent de refuser cette marchandisation (99 francs – 2000).

Il porte sur la perte d’authenticité des ouvrages, les auteurs se voyants dans l’obligation de suivre les contraintes, les exigences imposées par les annonceurs. Leur imagination en serait-elle bridée ?

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 20:03

C’est le Bernard Werber Technophile que nous retrouvons dans ce petit entretien. Toujours à l’affut et friand de nouvelles technologies nous avons pu découvrir dernièrement ses applications Iphone (Bernard Werber et iCyclope) et la couverture révolutionnaire de l'ouvrage Le Rire Du Cyclope.

 

 

 

Selon lui le livre numérique commencera à entrer dans les mœurs d’ici 5 ans, principalement auprès des plus jeunes qui auront plus de facilités avec ce nouveau mode de lecture. Il y aura cependant toujours des réticents, adeptes, fétichistes du format papier… le principal est de faire lire les gens et c’est aussi la raison pour laquelle il voit finalement le piratage comme une opportunité d’être découvert, de partager son univers.

 

Désireux de rester en phase avec la vitesse d’évolution du marché Bernard Werber multiplie les expériences et prône l’utilisation des outils de son époque… pour notre plus grand bonheur !

 

Je vous laisse découvrir cet entretien d'autoroot avec Bernard Werber relayé par Ebouquin --> ICI

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